Comment l’ASBL GDIBU et moi, sommes debout avec les femmes et les filles dans la communauté.
Feb 26, 2020
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En RD. Congo, il est constaté qu’en matière de lutte contre les violences basées sur le genre, les avancées sont plus particulièrement au niveau des textes juridiques. En effet autour de nous, les inégalités entre l’homme et la femme persistent toujours. Ces inégalités sont à la base des violences que subissent les femmes et les filles au sein du cercle familial et dans les milieux publics.
En milieu familial, le phénomène ‘’mulezi ‘’ entendez ‘’ bonne d’enfant’’ est particulièrement à la base des violences infligées aux jeunes filles et fillettes vivant en dehors de leur famille d’origine. Le ‘’mulezi’’ est un accord passé entre les parents desdites jeunes filles avec certaines familles nanties.
Généralement, il s’observe qu’une fois arrivées dans ces familles d’accueil, ces filles nonobstant leur jeune âge, deviennent des bonnes à tout faire dans la maison. En plus de la surcharge domestique, beaucoup de ces jeunes filles subissent en silence des sévisses sexuelles de la part des fils de la famille. En cas de plainte de ces dernières, elles sont jetées à la porte sans aucune assistance.
La campagne ‘’Toutes les filles à l’école’’ menée par l’UNESCO, n’a pas mis fin à ce phénomène aux relents esclavagistes dans la communauté. Bien plus, pour bénéficier de certains avantages de la part de leur gendre, d’autres parents envoient leur fille cadette chez leurs sœurs nouvellement mariées tout en sachant qu’elles ne vont pas poursuivre leur scolarité. C’est le cas de Mapendo, 14 ans qui vit depuis 5 ans avec sa sœur ainée. Mapendo était scolarisée lorsqu’elle était chez ses parents mais aujourd’hui, elle n’étudie plus parce qu’elle est devenue ‘mulezi’.
Informée du cas de Mapendo, nous avons contacté sa grande sœur qui nous a garanti de respecter ses droits.
En milieu public, GDIBU et moi avons noté encore que les femmes analphabètes dans la communauté sont plus exposées à des violences par rapport à celles qui participent à des mouvements associatifs et autres rassemblements des femmes.
C’est pourquoi pour contribuer à la réduction de la vulnérabilité des femmes et filles face aux violences, nous intervenons plus dans le renforcement de leurs capacités afin de les rendre autonomes. Ci-dessous photos illustrant une des actions d’autonomisation des femmes caféicultrices
Durant les 16 jours d’activisme de lutte contre les violences, nous allons comme toujours avec nos moyens de bord, s impliquer dans la sensibilisation sur le genre et sur les violences sexuelles. Le but visé est de permettre aux femmes et aux filles d’avoir plus confiance en elles mêmes afin de s’épargner des violences et autres pratiques discriminatoires dans la communauté.
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