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Comment l’ASBL GDIBU et moi, sommes debout avec les femmes et les filles dans la communauté.



 



En  RD. Congo, il est constaté qu’en matière  de lutte contre les violences basées sur le genre, les avancées sont plus particulièrement au niveau des textes juridiques.  En effet autour de nous, les inégalités entre l’homme et la femme persistent toujours. Ces inégalités sont à la base  des  violences que subissent les femmes et les filles au sein du cercle familial  et dans les milieux publics.



En  milieu familial, le phénomène ‘’mulezi ‘’ entendez ‘’ bonne d’enfant’’ est  particulièrement à la base des violences infligées aux jeunes filles et fillettes  vivant en dehors de leur famille d’origine. Le ‘’mulezi’’ est un accord passé entre les parents desdites jeunes filles avec certaines familles  nanties.



Généralement, il s’observe  qu’une fois arrivées dans ces familles  d’accueil, ces filles nonobstant leur jeune âge, deviennent des bonnes à tout faire dans la maison. En plus de la surcharge domestique, beaucoup de ces jeunes filles  subissent en silence des  sévisses sexuelles de la part des fils de la famille. En cas de plainte de ces dernières, elles sont jetées à la porte sans aucune assistance.



La campagne ‘’Toutes les filles  à l’école’’ menée par l’UNESCO, n’a pas mis fin à ce  phénomène aux relents esclavagistes dans la communauté. Bien plus,  pour bénéficier de certains avantages de la part de leur gendre, d’autres parents envoient leur fille cadette chez  leurs  sœurs nouvellement mariées tout en sachant qu’elles ne vont pas poursuivre  leur scolarité.   C’est le cas de Mapendo, 14 ans qui vit depuis 5 ans avec sa sœur ainée. Mapendo était scolarisée lorsqu’elle était chez ses parents mais aujourd’hui, elle n’étudie  plus parce qu’elle est devenue ‘mulezi’.



Informée du cas de Mapendo, nous avons contacté sa grande sœur qui nous a garanti  de respecter ses droits.  



 En milieu public, GDIBU et moi avons noté encore que les femmes analphabètes dans la communauté sont plus  exposées à des violences   par rapport à celles qui participent à des mouvements associatifs et autres rassemblements des femmes.



C’est pourquoi  pour contribuer à la réduction de la vulnérabilité des femmes et filles  face aux violences, nous intervenons plus dans le  renforcement de leurs  capacités   afin de les  rendre autonomes. Ci-dessous photos illustrant une des actions d’autonomisation des femmes caféicultrices 



Durant les 16 jours d’activisme de lutte  contre les violences, nous allons comme toujours avec nos moyens de bord, s impliquer dans la sensibilisation sur  le genre et sur les violences sexuelles.  Le  but visé est de permettre  aux femmes et aux filles d’avoir plus  confiance en elles mêmes afin de s’épargner des violences et autres  pratiques discriminatoires  dans la communauté.

  • Economic Power
  • Gender-based Violence
  • Positive Masculinity
  • Education
    • Africa
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